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L’archipel de la Galite un trésor naturel dans un coin perdu

Au début de notre escapade intitulée, l’archipel de la Galite un trésor naturel dans un coin perdu on commence à apercevoir au loin dans l’horizon l’île centrale de l’archipel (La Galite) mais aussi les Galitons de l’est formé  par deux îles, à savoir : Le Galiton et La fauchelle et les Galitons de l’ouest appelé aussi les îles des chiens en raison de la présence jadis des phoques moines que certains pêcheurs l’ont comparé à des chiens. Ces îles de chiens sont composées de trois îles à savoir le Gallo, le Pollastro et la Gallina.

L’archipel de la Galite se situe sur le point extrême du continent africain. L’appartenance dans l’histoire de cet archipel reste un mystère. Mais ont dit qu’en 1832 lors de la conquête de l’Algérie par les forces françaises, la Galite est devenue une partie du territoire algérien, avant récupération par le gouvernement tunisien en 1877. Aujourd’hui, cet archipel est rattaché au gouvernorat de Bizerte à 40 Km du Cap Serrat. Pour s’y rendre, l’équipe ATR a pris le chemin depuis le port de Tabarka à 60 Km de l’archipel.

 Arrivé à bon port, pas le temps pour l’émerveillement, faut d’abords porter nos bagages et installer notre campement. Une fois bien installé, nous avons eu le loisir de découvrir les grandes richesses géologiques de cette île, vu l’abondance des roches et des strates et on s’est posé immédiatement la question sur leur origine. En effet, l’archipel de la Galite est formé exclusivement par des roches volcaniques et est considéré comme une île continentale, du faite que sa formation est due à la dérive continentale.

Histoire de l’archipel

Vers 16h, le soleil était un peu plus doux. Nos sacs à dos et notre tenue de randonnée préparés et on a décidé de faire une randonnée pour découvrir l’île. Tout le long de notre randonnée, nous avons notée la présence de vestiges qui prouvent la présence ancienne d’humains sur cet archipel.

En effet, les restes d’une église mais aussi un ancien cimetière chrétien, témoignent de la présence des derniers habitants de l’île à savoir quelques familles italiennes, dont la plus connus la famille « D’Arco ». Ces familles ont été obligées de quitter cet archipel, devenu tunisien, quelques années après l’indépendance. Ainsi et jusqu’à aujourd’hui, il y’a que l’armée nationale ainsi que la garde nationale qui y habite.

Arrivée au sommet de la Galite, nous avons pu assister au coucher du soleil, et on a repris notre chemin de retour la nuit tombante. Lampes frontales allumées, descente en file indienne, toute l’équipe se serrait les coudes pour assurer la sécurité de chacun de nous. Arrivé au campement, feu allumé, diné bien servi. Une belle lune éclairait notre campement, tout le monde était réuni, l’histoire de l’îlenotre sujet principal de discussion.

En effet, sa nomination est due au géographe romain « Pomponius Mela » qui la nomma « Galata ». A l’époque, Galata jouait un rôle très important dans le transport maritime surtout que le bassin méditerranéen occupait un rôle crucial dans ce commerce. Et c’est à partir de là que des populations de l’antiquité ont occupé ce territoire. Ainsi leur présence a été confirmée par les trouvailles des tombes et des pièces de monnaie romaines.

L’archipel de la Galite un trésor naturel dans un coin perdu

Notre troisième jour sur l’île a débuté par une randonnée très matinale. 4h du matin, tout le monde était sur le pied de guerre prêt à découvrir la partie est de l’île là où on peut le mieux apercevoir les îles des chiens. Notre randonnée commença par une dure montée due à une pente assez importante, mais rien n’a pu briser notre détermination pour  assister au lever du soleil depuis l’altitude. Objectif atteint et un repos mérité suivi d’une observation d’un beau soleil qui se lève timidement comme s’il était caché en-dessous de la mer. C’était juste divin !

Sur le chemin du retour, une belle découverte nous attendait : un arbre du Rubus idaeus où tout simplement un framboisier sauvage et des figuiers ou Ficus carica. Une belle récompense après l’effort fourni mais aussi une belle cure de fruits bio qui commence à manquer dans nos marchés.

Au détour de notre randonnée, nous avons pu aussi apercevoir du Pistacia lentiscus ou « Pistachier lentisque  ou arbre au mastic ». Les fruits de cet arbuste sont utilisés en médecine traditionnelle. Son huile appelée l’huile de lentisque est utilisé contre : varices et jambes lourdes, congestions et stases veineuses, hémorroïdes externes et internes, thrombophlébite.

L’avenir de la Galite ?

Après notre randonnée matinale, il était temps de revenir au campement et faire nos bagages. Quitter la Galite est très difficile, mais avec l’espoir d’y revenir encore une fois.  Notre grande crainte en tant que randonneurs écologiques est de perdre un jour ce bijou de la méditerranée !

En effet, un constat fait aprés une année jour pour jour de notre dernière escapade à l’archipel, aujourd’hui, les déchets plastiques sont partout

Les poissons commencent à quitter les côtes pour aller un peu plus loin à cause des braconniers qui ne cessent de venir chasser sans tenir compte de l’interdiction de la chasse et sans tenir compte de l’importance de cette réserve pour notre avenir et celui de nos enfants.

Actuellement l’archipel de la Galite, ce trésor naturel,  lance un cri de détresse pour attirer le regard des autorités afin de faire le nécessaire pour sauver cette réserve naturelle tant qu’il est encore temps.

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Association Tunisienne des Randonneurs :

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